BUPRECARE 0,3 MG/ML SOLUTION INJECTABLE POUR CHIENS ET CHATS
Chaque mL contient :
Substance active :
Buprénorphine 0,3 mg/mL sous forme de chlorhydrate
Excipients :
Composition qualitative en excipients et autres composants |
Glucose anhydre |
Acide chlorhydrique |
Eau pour préparations injectables |
Solution limpide, incolore.
Chiens et chats.
Chiens :
Analgésie postopératoire.
Potentialisation des effets sédatifs des agents ayant une action centrale.
Chats :
Analgésie postopératoire.
Ne pas utiliser en pré-opératoire pour une césarienne (voir rubrique 3.7).
Ne pas utiliser en cas d'hypersensibilité à la substance active ou à un des excipients.
Aucune.
La buprénorphine peut parfois provoquer une dépression respiratoire profonde et, comme avec les autres morphiniques, des précautions s'imposent lors du traitement d'animaux ayant une fonction respiratoire altérée, ou d'animaux recevant des médicaments susceptibles de provoquer une dépression respiratoire.
La buprénorphine doit être utilisée avec prudence chez les animaux dont la fonction hépatique est altérée, particulièrement ceux atteints de maladie des voies biliaires. La substance est métabolisée par le foie, et son intensité et sa durée d'action peuvent être affectées chez certains animaux.
En cas de dysfonctionnement rénal, cardiaque ou hépatique, ou en cas de choc, le risque associé à l'utilisation du médicament vétérinaire peut être augmenté. Le médicament vétérinaire ne doit donc être utilisé qu'après évaluation du rapport bénéfice/risque par le vétérinaire responsable. L'innocuité n'a pas été complètement évaluée chez les chats cliniquement affaiblis.
L'innocuité de la buprénorphine n'a pas été démontrée chez les animaux âgés de moins de 7 semaines ; par conséquent, son utilisation chez ces animaux doit être fondée sur l’évaluation du rapport bénéfice/risque réalisée par le vétérinaire.
Il n'est pas recommandé de répéter l'administration plus fréquemment que préconisé dans la rubrique 3.9.
L'effet d'un morphinique sur une blessure à la tête dépend de la nature et de la gravité de cette blessure, ainsi que de l'assistance respiratoire apportée. Le médicament vétérinaire ne doit être utilisé qu'après évaluation du rapport bénéfice/risque par le vétérinaire.
La buprénorphine ayant une activité de type morphinique, prenez les précautions nécessaires pour éviter une auto-injection accidentelle.
En cas d'auto-injection ou d'ingestion accidentelle, demandez immédiatement conseil à un médecin et montrez-lui la notice ou l'étiquetage. La naloxone doit être disponible en cas d'exposition parentérale accidentelle.
Après une contamination oculaire ou un contact cutané, rincez abondamment à l'eau froide, demandez conseil à un médecin si l'irritation persiste.
Sans objet.
Chiens :
Rare (1 à 10 animaux / 10 000 animaux traités) : | Hypertension |
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles) : | Hypersalivation |
1 Peut survenir en cas d'utilisation pour procurer une analgésie à des doses plus élevées que celles recommandées.
2 Profonde, voir rubrique 3.5.
Chats :
Fréquent (1 à 10 animaux / 100 animaux traités) : | Mydriase |
Rare (1 à 10 animaux / 10 000 animaux traités) : | Sedation2 |
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles) : | Dépression respiratoire3 |
1 Se résorbe généralement dans les 24 heures.
2 Peut survenir en cas d'utilisation pour procurer une analgésie à des doses plus élevées que celles recommandées.
3 Profonde, voir rubrique 3.5.
Il est important de notifier les effets indésirables. La notification permet un suivi continu de l’innocuité d’un médicament vétérinaire. Les notifications doivent être envoyées, de préférence par l’intermédiaire d’un vétérinaire, soit au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché ou à son représentant local, soit à l’autorité nationale compétente par l’intermédiaire du système national de notification. Voir la notice pour les coordonnées respectives.
Gestation et lactation :
Les études de laboratoire sur les rats n'ont pas mis en évidence d'effets tératogènes. Cependant, ces études ont montré des pertes post-implantatoires et des morts foetales précoces. Aucune étude de toxicité sur la reproduction n'ayant été réalisée sur les espèces cibles, l'utilisation du produit pendant la gestation ne doit se faire qu'après évaluation du rapport bénéfice/risque par le vétérinaire.
Lors de césarienne, le médicament vétérinaire ne doit pas être utilisé en pré-opératoire, en raison du risque de dépression respiratoire peri-partum de la portée. De plus, ce médicament vétérinaire ne doit être utilisé en postopératoire qu'avec des précautions particulières (voir la rubrique ci-dessous sur la lactation).
Des études menées chez les rates allaitantes ont montré qu'après administration intramusculaire de buprénorphine, les concentrations de buprénorphine sous forme inchangée dans le lait égalent ou dépassent celles du plasma. Comme il est probable que la buprénorphine soit excrétée dans le lait des autres espèces, son utilisation n'est pas recommandée pendant la lactation. L'utilisation ne doit se faire qu'après évaluation du rapport bénéfice/risque par le vétérinaire.
La buprénorphine peut causer une somnolence qui peut être potentialisée par d'autres agents ayant une action centrale, y compris les tranquillisants, les sédatifs et les hypnotiques.
Chez l'homme, les doses thérapeutiques de buprénorphine ne réduisent pas l'efficacité analgésique des doses standard de morphiniques. De plus, lorsque la buprénorphine est utilisée aux doses thérapeutiques normales, des doses standard d'agonistes morphiniques peuvent être administrées avant que les effets de la buprénorphine n'aient cessé, sans pour autant compromettre l'analgésie. Il est cependant recommandé de ne pas utiliser la buprénorphine conjointement avec la morphine ou d'autres analgésiques morphiniques (comme l'étorphine, le fentanyl, la péthidine, la méthadone, le papaveretum et le butorphanol).
La buprénorphine a été utilisée avec l'acépromazine, l'alphaxalone/alphadalone, l'atropine, la dexmédétomidine, l'halothane, l'isoflurane, la kétamine, la médétomidine, le propofol, le sévoflurane, la thiopentone et la xylazine. Si elle est utilisée en association avec des sédatifs, des effets dépressifs sur le rythme cardiaque et la respiration peuvent augmenter.
Voie intramusculaire.
Espèces cibles | Analgésie postopératoire | Sédation |
Chiens | 10 - 20 µg par kg (0,3 - 0,6 mL pour 10 kg) à renouveler si besoin après 3 - 4 heures avec 10 µg ou après 5 à 6 heures avec des doses de 20 µg. | 10 - 20 µg par kg (0,3 à 0,6 mL pour 10 kg). |
Chats | 10 - 20 µg par kg (0,3 - 0,6 mL pour 10 kg) à renouveler une fois, si besoin 2 heures après. |
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Bien que les effets sédatifs soient présents 15 minutes après l'administration, l'activité analgésique devient effective dans les 30 minutes. Afin de s'assurer de la présence d'une analgésie pendant la chirurgie, et dès le réveil, le médicament vétérinaire sera administré en pré-opératoire dans le cadre de la prémédication.
Quand l'administration se fait pour obtenir la potentialisation de la sédation ou dans le cadre de la prémédication, la dose des autres agents ayant une action centrale, comme l'acépromazine ou la médétomidine, sera réduite. La réduction se fera en fonction du degré de sédation requis, de chaque animal, du type des autres agents inclus dans la prémédication et de la manière dont l'anesthésie est induite et maintenue. Il est également possible de réduire la quantité d'anesthésique par inhalation.
Les animaux auxquels des morphiniques ayant des propriétés analgésiques et sédatives ont été administrés peuvent présenter des réponses variables. Par conséquent, les réponses de chaque animal doivent être surveillées, et les doses ultérieures doivent être adaptées en conséquence. Dans certains cas, le renouvellement des doses peut ne pas entraîner d'analgésie supplémentaire. Il convient alors d'envisager l'emploi d'un AINS injectable approprié.
Une seringue graduée adaptée sera utilisée afin de permettre d'obtenir une dose exacte.
La buprénorphine administrée aux chiens à des doses excessives peut provoquer une léthargie. A des doses très fortes, une bradycardie et un myosis peuvent être observés.
Dans les études de toxicologie du chlorhydrate de buprénorphine chez les chiens, une hyperplasie biliaire a été observée après administration orale pendant un an à des doses de 3,5 mg/kg/jour et davantage. Aucune hyperplasie biliaire n'a été observée suite à une injection quotidienne intramusculaire de doses allant jusqu'à 2,5 mg/kg/jour pendant 3 mois. Ceci correspond à des doses très largement supérieures à celles utilisées en clinique chez le chien.
En cas de surdosage, un traitement de soutien doit être mis en oeuvre. Le cas échéant, de la naloxone ou des stimulants respiratoires peuvent être utilisés. Cependant, des doses de buprénorphine plusieurs fois supérieures à celles indiquées précédemment ont été utilisées sans effet indésirable grave.
La naloxone peut présenter l'intérêt de contrer la baisse de la fréquence respiratoire induite par la buprénorphine. Les stimulants respiratoires tels que le doxapram sont également efficaces chez l'homme. L'effet de la buprénorphine est plus long que celui de ces médicaments. Ceux-ci peuvent donc nécessiter une administration répétée ou une perfusion continue.
Des études chez l'homme ont indiqué que les antagonistes morphiniques peuvent ne pas contrer totalement les effets de la buprénorphine.
Voir aussi les rubriques 3.5 et 3.6 de ce RCP.
Délivrance interdite au public.
Administration exclusivement réservée au vétérinaire.
Sans objet.
QN02AE01.
La buprénorphine est un analgésique puissant, d'action prolongée, agissant sur les récepteurs morphiniques du système nerveux central.
La buprénorphine exerce son effet analgésique par une liaison de forte affinité à diverses sous-classes de récepteurs morphiniques, notamment µ, dans le système nerveux central. Aux doses utilisées pour l'analgésie, la buprénorphine est très efficace ; elle se lie aux récepteurs morphiniques avec une forte affinité, de sorte que sa dissociation du récepteur est lente, comme le montrent les études in vitro. Cette propriété de la buprénorphine pourrait expliquer sa durée d'action plus longue que celle de la morphine. En cas d'excès d'agoniste morphinique, et que celui-ci est déjà lié aux récepteurs morphiniques, la buprénorphine peut exercer une action narcotique antagoniste résultant de sa forte affinité de liaison aux récepteurs morphiniques. Un effet antagoniste sur la morphine équivalant à celui de la naloxone a été démontré.
La buprénorphine est rapidement absorbée après injection intramusculaire chez diverses espèces animales, et chez l'homme. La substance est fortement lipophile et son volume de distribution dans les compartiments de l'organisme est important. Chez le chat, les effets pharmacologiques apparaissent dans les 30 minutes suivant l'injection, et l'effet maximum est habituellement observé après environ 1 à 1,5 h. Après administration intramusculaire chez le chat, la demi-vie terminale moyenne est de 6,3 heures et la clairance de 23 mL/kg/min. La variabilité des paramètres pharmacocinétiques entre les chats est cependant considérable.
Il n'existe aucune donnée pharmacocinétique pertinente chez le chien.
Les études pharmacocinétiques et pharmacodynamiques combinées chez le chat ont démontré un retard important entre les concentrations plasmatiques et l'effet analgésique. Les concentrations plasmatiques de la buprénorphine ne doivent pas être utilisées pour calculer les posologies individuelles, lesquelles doivent être déterminées en surveillant la réponse de l'animal.
Les fèces représentent la principale voie d'excrétion chez toutes les espèces, excepté le lapin (ou l'excrétion est essentiellement urinaire). La buprénorphine subit une N-désalkylation et une glucuroconjugaison par la paroi intestinale et le foie, et ses métabolites sont excrétés dans le tractus gastro-intestinal par la bile.
Dans les études de distribution tissulaire réalisées chez les rats et les singes rhésus, les concentrations les plus fortes de substances apparentées au médicament ont été observées dans le foie, les poumons et le cerveau. Les concentrations maximales sont rapidement atteintes. Elles diminuent ensuite pour atteindre des taux bas 24 heures après l'administration.
Chez les rats, les études de liaison aux protéines ont montré que la buprénorphine est fortement liée aux protéines plasmatiques, essentiellement aux alpha- et bêta-globulines.
Aucune connue.
Durée de conservation du médicament vétérinaire tel que conditionné pour la vente : 3 ans.
Durée de conservation après première ouverture de l’ampoule : A utiliser immédiatement.
Toute solution restant dans une ampoule après prélèvement de la dose requise doit être éliminée.
Ne pas conserver à une température supérieure à 25°C.
Protéger de la lumière.
Ne pas conserver au réfrigérateur ou ne pas congeler.
Présenté en ampoules cassables de 1 mL en verre transparent de type I, en boîtes de cinq.
Ne pas jeter les médicaments dans les égouts ou dans les ordures ménagères.
Utiliser les dispositifs de reprise mis en place pour l’élimination de tout médicament vétérinaire non utilisé ou des déchets qui en dérivent, conformément aux exigences locales et à tout système national de collecte applicable au médicament vétérinaire concerné.
ECUPHAR N.V.
FR/V/3125952 1/2008
Boîte de 5 ampoules de 1 mL
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
19/05/2008
29/05/2026
Médicament vétérinaire soumis à ordonnance.
Des informations détaillées sur ce médicament vétérinaire sont disponibles dans la base de données de l’Union sur les médicaments (https://medicines.health.europa.eu/veterinary).