MAROPICORD 10 MG/ML SOLUTION INJECTABLE POUR CHIENS ET CHATS
Chaque mL contient : | |
Substances actives : | |
Maropitant | 10,0 mg |
(équivalant à 14,48 mg de citrate de maropitant monohydraté) | |
Excipients :
Composition qualitative en excipients et autres composants | Composition quantitative si cette information est essentielle à une bonne administration du médicament vétérinaire |
Métacrésol | 3,3 mg |
Sulfobutylbétadex sodique |
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Eau pour préparations injectables |
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Solution limpide, incolore à jaune pâle.
Chiens et chats.
Chiens
- Traitement et prévention des nausées induites par la chimiothérapie.
- Prévention des vomissements, à l’exception de ceux induits par le mal des transports.
- Traitement des vomissements, en association avec d’autres mesures d’accompagnement.
- Prévention des nausées et vomissements périopératoires et amélioration du réveil d’une anesthésie générale à la suite de l’utilisation de morphine, un agoniste des récepteurs opioïdes μ.
Chats
- Prévention des vomissements et atténuation des nausées, à l’exception de celles induites par le mal des transports.
- Traitement des vomissements, en association avec d’autres mesures d’accompagnement.
Ne pas utiliser en cas d’hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.
Les vomissements peuvent être liés à des états graves causant un affaiblissement sévère, notamment une occlusion gastro-intestinale ; des méthodes diagnostiques adéquates doivent être mises en œuvre.
Les bonnes pratiques vétérinaires indiquent que les antiémétiques doivent être utilisés en association avec d’autres mesures vétérinaires et d’accompagnement, telles qu’un contrôle alimentaire et une fluidothérapie, parallèlement à la prise en charge des causes sous-jacentes des vomissements.
Il est déconseillé d’utiliser ce médicament vétérinaire contre les vomissements liés au mal des transports.
Chiens
Bien qu’il ait été démontré que ce médicament vétérinaire est efficace dans le traitement et la prévention des vomissements induits par la chimiothérapie, il s’est avéré plus efficace en utilisation préventive. Il est donc recommandé de l’administrer avant l’agent chimiothérapeutique.
Chats
L’efficacité de ce médicament vétérinaire pour l’atténuation des nausées a été démontrée dans des études utilisant un modèle (nausées induites par la xylazine).
L’innocuité du médicament vétérinaire n’a pas été établie chez les chiens de moins de 8 semaines, ou chez les chats de moins de 16 semaines, ni chez les chiennes et chattes gestantes ou allaitantes. L’utilisation ne doit se faire qu’après évaluation du rapport bénéfice/risque établie par le vétérinaire responsable.
Le maropitant est métabolisé dans le foie et doit donc être utilisé avec précaution chez les patients souffrant de troubles hépatiques. Comme le maropitant s’accumule dans l’organisme sur une période de traitement de 14 jours en raison d’une saturation métabolique, une surveillance attentive de la fonction hépatique et de la survenue de tout effet indésirable doit être mise en place en cas de traitement de longue durée.
Le maropitant ayant une affinité pour les canaux calciques et potassiques, le médicament vétérinaire doit être utilisé avec précaution chez les animaux souffrant de troubles cardiaques ou prédisposés à ces maladies. Dans une étude effectuée sur des chiens de race beagle en bonne santé traités à la dose de 8 mg/kg par voie orale, des augmentations de l’intervalle QT d’environ 10 % ont été observées sur l’ECG ; cependant, il est improbable qu’une telle augmentation ait des répercussions cliniques.
En raison de la survenue fréquente d’une douleur transitoire au moment de l’injection sous-cutanée, il peut s’avérer nécessaire de prendre des mesures de contention appropriées de l’animal. L’injection du médicament à température réfrigérée peut réduire la douleur à l’injection.
Le maropitant est un antagoniste des récepteurs de la neurokinine-1 (NK1) agissant dans le système nerveux central. L’auto-injection accidentelle du médicament vétérinaire peut par conséquent provoquer nausées, sensations vertigineuses et somnolence. En cas d’auto-injection accidentelle, demandez immédiatement conseil à un médecin et montrez-lui la notice ou l’étiquette.
Le médicament vétérinaire peut causer une sensibilisation cutanée. Les personnes présentant une hypersensibilité connue au maropitant doivent éviter tout contact avec le médicament vétérinaire. Lavez la peau exposée immédiatement après l’exposition avec une grande quantité d’eau. Si vous présentez des symptômes tels qu’une éruption cutanée après une exposition accidentelle, demandez conseil à un médecin et montrez-lui cette mise en garde.
Le médicament vétérinaire peut causer une irritation oculaire. Le contact avec les yeux doit absolument être évité. En cas d’exposition accidentelle, rincez les yeux avec une grande quantité d’eau et demandez immédiatement conseil à un médecin.
Lavez-vous les mains après utilisation.
Sans objet.
Chiens et chats :
Très fréquent (> 1 animal/10 animaux traités) : | Douleur au point d’injection1,2 |
Très rare (< 1 animal/10 000 animaux traités, y compris les cas isolés) : | Réaction de type anaphylactique (par Exemple : œdème allergique, urticaire, érythème, collapsus, dyspnée, muqueuses pâles) Léthargie Trouble neurologique (par exemple : ataxie, convulsion, crise d’épilepsie, tremblements musculaires) |
1 Chez les chats : réaction modérée à sévère (chez approximativement un tiers des chats) en cas d’administration par voie sous-cutanée.
2 Chez les chiens : en cas d’administration par voie sous-cutanée.
Il est important de notifier les effets indésirables. La notification permet un suivi continu de l’innocuité d’un médicament vétérinaire. Les notifications doivent être envoyées, de préférence par l’intermédiaire d’un vétérinaire, soit au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, soit à l’autorité nationale compétente par l’intermédiaire du système national de notification. Voir la notice pour les coordonnées respectives.
Gestation et lactation:
L’innocuité du médicament vétérinaire n’a pas été établie en cas de gestation et de lactation.
L’utilisation ne doit se faire qu’après évaluation du rapport bénéfice/risque établie par le vétérinaire responsable.
Le maropitant ayant une affinité pour les canaux calciques, le médicament vétérinaire ne doit pas être utilisé de manière concomitante avec des antagonistes des canaux calciques.
Le maropitant est fortement lié aux protéines plasmatiques et peut entrer en compétition avec d’autres médicaments fortement liés.
Pour administration sous-cutanée ou intraveineuse.
Le médicament vétérinaire doit être injecté par voie sous-cutanée ou intraveineuse, une fois par jour, à la dose de 1 mg de maropitant/kg de poids corporel (1 mL de médicament vétérinaire/10 kg de poids corporel) pendant un maximum de 5 jours consécutifs. L’injection intraveineuse doit prendre la forme d’un bolus unique, sans mélanger le médicament vétérinaire avec d’autres liquides.
Pour garantir une posologie correcte, le poids corporel doit être déterminé aussi précisément que possible.
Pour prévenir les vomissements, la solution injectable du médicament vétérinaire doit être administrée plus d’1 heure à l’avance. La durée de l’effet étant d’approximativement 24 heures, le traitement peut être administré la nuit précédant l’administration d’un produit qui pourrait entraîner des vomissements, comme une chimiothérapie.
Comme la variation pharmacocinétique est importante et que le maropitant s’accumule dans l’organisme après des administrations répétées d’une dose par jour, des doses inférieures à celles conseillées peuvent s’avérer suffisantes chez certains sujets, en cas de doses répétées.
Le bouchon du médicament vétérinaire peut être perforé un maximum de 25 fois.
Pour l’administration par voie sous-cutanée, voir aussi « Précautions particulières pour une utilisation sûre chez les espèces cibles » (rubrique 3.5).
En dehors des réactions transitoires au site d’injection après administration sous-cutanée, ce médicament vétérinaire a été bien toléré par les chiens et les jeunes chats à une dose quotidienne allant jusqu’à 5 mg/kg (5 fois la dose recommandée) pendant 15 jours consécutifs (3 fois la durée d’administration recommandée). Aucune donnée en cas de surdosage chez les chats adultes n’a été présentée.
Sans objet.
Sans objet.
QA04AD90.
Le vomissement est un processus complexe coordonné centralement par le centre émétique. Ce centre est constitué par plusieurs noyaux du tronc cérébral (area postrema, noyau du tractus solitaire, noyau moteur dorsal du nerf vague) qui reçoivent et intègrent les stimuli sensoriels d’origine centrale et périphérique et les stimuli chimiques de la circulation et du liquide céphalorachidien.
Le maropitant est un antagoniste des récepteurs de la neurokinine 1 (NK1) qui agit en inhibant la liaison de la substance P, un neuropeptide de la famille des tachykinines. La substance P est présente à des concentrations significatives dans les noyaux qui composent le centre émétique et elle est considérée comme le principal neurotransmetteur impliqué dans les vomissements. En inhibant la liaison de la substance P dans le centre émétique, le maropitant agit efficacement contre les causes nerveuses et humorales (centrales et périphériques) du vomissement.
Diverses études in vitro ont démontré que le maropitant se lie sélectivement aux récepteurs NK1, en exerçant une action antagoniste fonctionnelle dose-dépendante vis-à-vis de la substance P.
Le maropitant est efficace contre les vomissements. L’efficacité antiémétique du maropitant contre les émétiques centraux et périphériques a été démontrée dans des études expérimentales portant sur l’apomorphine, le cisplatine et le sirop d’ipéca (chiens) et la xylazine (chats).
Chez les chiens, des signes de nausées, comme une salivation excessive et une léthargie, peuvent persister après le traitement.
Chiens
Après administration sous-cutanée d’une dose unique de 1 mg/kg de poids corporel chez les chiens, le profil pharmacocinétique du maropitant était caractérisé par une concentration plasmatique maximale (Cmax) d’approximativement 92 ng/mL, atteinte en 0,75 heure (Tmax). Les pics de concentrations étaient suivis d’une baisse de l’exposition systémique, avec une demi-vie (t1/2) d’élimination apparente de 8,84 heures. Après administration d’une dose unique de 1 mg/kg par voie intraveineuse, la concentration plasmatique initiale était de 363 ng/mL. Le volume de distribution à l’équilibre (Vss) était de 9,3 L/kg et la clairance systémique de 1,5 L/h/kg. La t1/2 d’élimination après administration intraveineuse était approximativement de 5,8 heures. Dans les études cliniques, un taux plasmatique efficace de maropitant a été obtenu 1 heure après administration.
Chez les chiens, la biodisponibilité du maropitant après administration sous-cutanée était de 90,7 %. Le maropitant a une cinétique linéaire après administration sous-cutanée d’une dose comprise entre 0,5-2 mg/kg.
Après administration sous-cutanée répétée d’une dose quotidienne de 1 mg/kg de poids corporel pendant 5 jours consécutifs, le taux d’accumulation était de 146 %. Le maropitant est métabolisé par le cytochrome P450 (CYP) dans le foie. Le CYP2D15 et le CYP3A12 ont été identifiés comme les isoformes responsables de la biotransformation hépatique du maropitant.
La clairance rénale est une voie mineure d’élimination, moins de 1 % d’une dose sous-cutanée de 1 mg/kg étant retrouvé dans les urines sous forme de maropitant ou de son métabolite principal. Chez les chiens, le taux de liaison du maropitant aux protéines plasmatiques est supérieur à 99 %.
Chats
Chez les chats, le profil pharmacocinétique du maropitant administré à une dose unique sous-cutanée de 1 mg/kg de poids corporel était caractérisé par une concentration plasmatique maximum (Cmax) d’approximativement 165 ng/mL, obtenue en moyenne 0,32 heure (19 minutes) après l’administration (Tmax). Les pics plasmatiques étaient suivis d’une baisse de l’exposition systémique, avec une demi-vie (t1/2) d’élimination apparente de 16,8 heures. Après administration d’une dose unique de 1 mg/kg par voie intraveineuse, la concentration plasmatique initiale était de 1 040 ng/mL. Le volume de distribution à l’équilibre (Vss) était de 2,3 L/kg et la clairance systémique de 0,51 L/h/kg. La t1/2 d’élimination après administration intraveineuse était approximativement de 4,9 heures. Il semble y avoir un effet de l’âge sur la pharmacocinétique du maropitant chez les chats, la clairance étant plus élevée chez les chatons que chez les chats adultes.
Dans les études cliniques, un taux plasmatique efficace de maropitant a été obtenu 1 heure après administration.
Chez les chats, la biodisponibilité du maropitant après administration sous-cutanée était de 91,3 %. Le maropitant présente une cinétique linéaire après administration d’une dose sous-cutanée comprise entre 0,25-3 mg/kg.
Après administration sous-cutanée répétée d’une dose quotidienne de 1 mg/kg de poids corporel pendant 5 jours consécutifs, le taux d’accumulation était de 250 %. Le maropitant est métabolisé par le cytochrome P450 (CYP) dans le foie. Le CYP1A et le CYP3A ont été identifiés comme les isoformes responsables de la biotransformation hépatique du maropitant chez les félins.
Les clairances rénale et fécale sont des voies mineures d’élimination du maropitant, moins de 1 % d’une dose sous-cutanée de 1 mg/kg étant retrouvé dans les urines ou les fèces sous forme de maropitant. Le métabolite principal représentait 10,4 % de la dose de maropitant dans les urines et 9,3 % dans les fèces. Chez les chats, le taux de liaison du maropitant aux protéines plasmatiques est estimé à 99,1 %.
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament vétérinaire ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments vétérinaires.
Durée de conservation du médicament vétérinaire tel que conditionné pour la vente : 2 ans.
Durée de conservation après première ouverture du conditionnement primaire : 28 jours.
Ce médicament vétérinaire ne nécessite pas de conditions particulières de conservation.
Flacon en verre ambré de type I d’un volume de 20 mL, fermé par un bouchon en caoutchouc bromobutyle siliconé de type I gris foncé et un joint en aluminium avec capsule amovible violette.
Ne pas jeter les médicaments dans les égouts ou dans les ordures ménagères.
Utiliser les dispositifs de reprise mis en place pour l’élimination de tout médicament vétérinaire non utilisé ou des déchets qui en dérivent, conformément aux exigences locales et à tout système national de collecte applicable au médicament vétérinaire concerné.
ACCORD HEALTHCARE B.V.
WINTHONTLAAN 200
3526 KV UTRECHT
PAYS-BAS
FR/V/9410114 0/2026
Boîte en carton contenant 1 flacon de 20 mL
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
17/04/2026
17/04/2026
Médicament vétérinaire soumis à ordonnance.
Des informations détaillées sur ce médicament vétérinaire sont disponibles dans la base de données de l’Union sur les médicaments (https://medicines.health.europa.eu/veterinary).