TULIEVE 100 MG/ML SOLUTION INJECTABLE POUR BOVINS PORCINS ET OVINS
Chaque mL contient : |
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Substance active : |
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Tulathromycine ..……………………………………….. | 100 mg |
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Excipients : |
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Composition qualitative en excipients et autres composants | Composition quantitative si cette information est essentielle à une bonne administration du médicament vétérinaire |
Acide citrique (E330) | 19,2 mg |
Monothioglycérol | 5 mg |
Propylèneglycol |
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Acide chlorhydrique concentré (pour ajustement du pH) |
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Hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH) |
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Eau pour préparations injectables |
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Solution incolore à légèrement jaune.
Bovins, porcins et ovins.
Bovins
Traitement et métaphylaxie des pathologies respiratoires bovines (PRB) dues à Mannheimia haemolytica, Pasteurella multocida, Histophilus somni et Mycoplasma bovis sensibles à la tulathromycine. La présence de la pathologie dans le troupeau doit être établie avant d’utiliser le médicament vétérinaire.
Traitement de la kératoconjonctivite infectieuse bovine (KCIB) due à Moraxella bovis sensible à la tulathromycine.
Porcins
Traitement et métaphylaxie des pathologies respiratoires porcines (PRP) dues à Actinobacillus pleuropneumoniae, Pasteurella multocida, Mycoplasma hyopneumoniae, Haemophilus parasuis et Bordetella bronchiseptica sensibles à la tulathromycine. La présence de la pathologie dans le troupeau doit être établie avant d’utiliser le médicament vétérinaire. Le médicament vétérinaire ne doit être utilisé que si l’on s’attend à ce que les animaux développent la maladie dans les 2–3 jours suivants.
Ovins
Traitement systémique des stades précoces, de la pododermatite infectieuse (piétin) due à Dichelobacter nodosus (virulent).
Ne pas utiliser en cas d’hypersensibilité à la substance active, à d’autres antibiotiques de la classe des macrolides ou à l’un des excipients.
Des résistances croisées avec d’autres macrolides peuvent apparaitre. Ne pas administrer en même temps que d’autres antimicrobiens ayant un mode d’action similiaire, tels que d’autres macrolides ou des lincosamides.
Ovins :
L’efficacité du traitement antibiotique du piétin peut être réduite par des facteurs défavorables tels qu’un environnement humide, ainsi qu’une conduite d’élevage inappropriée. Le traitement du piétin devrait donc être entrepris conjointement à des mesures de gestion du troupeau, par exemple la mise à disposition d’un environnement sec.
Le traitement antibiotique d’un piétin bénin n’est pas approprié. La tulathromycine a montré une efficacité limitée chez les ovins présentant des signes cliniques sévères ou un piétin chronique, et ne devrait donc être administrée qu’à un stade précoce de piétin.
L’utilisation du médicament vétérinaire doit être basée sur des tests de sensibilité des bactéries isolées à partir des animaux.
Si cela n’est pas possible, le traitement doit se baser sur les informations épidémiologiques locales (régionales, exploitations) concernant la sensibilité de la bactérie cible.
L’utilisation du médicament vétérinaire doit prendre en compte les politiques officielles nationales et régionales d’utilisation des antibiotiques.
L’utilisation du médicament vétérinaire en dehors des recommandations du RCP peut augmenter la prévalence des bactéries résistantes à la tulathromycine et peut diminuer l’efficacité du traitement avec d’autres macrolides, des lincosamides et des streptogramines du groupe B en raison de la possibilité de résistance croisée.
En cas de réaction d’hypersensibilité, un traitement adapté doit être administré rapidement.
La tulathromycine est irritante pour les yeux. Dans le cas d’une exposition accidentelle des yeux, les rincer immédiatement avec de l’eau propre.
La tulathromycine peut entraîner une sensibilisation par contact cutané se traduisant par exemple par une rougeur cutanée (érythème) et/ou une dermatite. Si la peau est exposée accidentellement, la nettoyer immédiatement avec de l’eau et du savon.
Se laver les mains après utilisation.
En cas d’auto-injection accidentelle, demandez immédiatement conseil à un médecin et montrez-lui la notice ou l’étiquette.
En cas de suspicion de réaction d’hypersensibilité consécutive à une exposition accidentelle (entrainant par exemple des démangeaisons, des difficultés respiratoires, une urticaire, un œdème du visage, de la nausée, des vomissements), un traitement adapté doit être administré. Demandez immédiatement conseil à un médecin et montrez-lui la notice ou l’étiquette.
Sans objet.
Bovins :
Très fréquent (> 1 animal / 10 animaux traités) : | Gonflement au site d'injection, Fibrose au site d'injection 1, Hémorragie au site d'injection 1, Œdème au site d'injection 1, Réaction au site d'injection 2, Douleur au site d'injection 3 |
1 Peut persister environ 30 jours après l'injection.
2 Modifications réversibles de la congestion.
3 Transitoire.
Porcins :
Très fréquent (> 1 animal / 10 animaux traités) : | Réaction au site d'injection 1, 2, Fibrose au site d'injection 1, Hémorragie au site d'injection 1, Œdème au site d'injection 1 |
1 Peut persister environ 30 jours après l’injection.
2 Modifications réversibles de la congestion.
Ovins :
Très fréquent (> 1 animal / 10 animaux traités) : | Inconfort1 |
1 Transitoire, disparaissant en quelques minutes : tremblement de la tête, frottement du site d'injection, recul.
Il est important de notifier les effets indésirables. La notification permet un suivi continu de l’innocuité d’un médicament vétérinaire. Les notifications doivent être envoyées, de préférence par l’intermédiaire d’un vétérinaire, soit au titulaire de l’autorisation de mise sur le marché ou à son représentant local, soit à l’autorité nationale compétente par l’intermédiaire du système national de notification. Voir la notice, le conditionnement primaire pour les coordonnées respectives.
Gestation et lactation :
L’innocuité du médicament vétérinaire pendant la gestation et la lactation n’a pas été démontrée. L’utilisation ne doit se faire qu’après évaluation du rapport bénéfice/risque établie par le vétérinaire responsable.
Les études de laboratoire sur les rats et les lapins n’ont pas mis en évidence d’effets tératogènes, fœtotoxiques ou maternotoxiques.
Aucune connue.
Voie sous-cutanée (Bovins).
Voie intramusculaire (Porcs ; Ovins).
Bovins
Une injection unique par voie sous-cutanée de 2,5 mg de tulathromycine/kg de poids vif (équivalant à 1 mL de médicament vétérinaire/40 kg de poids vif). Pour le traitement de bovins pesant plus de 300 kg de poids vif, diviser la dose de manière à ne pas injecter plus de 7,5 mL au même site d’injection.
Porcins
Une injection unique par voie intramusculaire de 2,5 mg de tulathromycine/kg de poids vif (équivalant à 1 mL de médicament vétérinaire/40 kg de poids vif) dans le cou.
Pour le traitement de porcins pesant plus de 80 kg de poids vif, diviser la dose de manière à ne pas injecter plus de 2 mL au même site d’injection.
Pour les maladies respiratoires, il est recommandé de traiter les animaux aux premiers stades de la maladie et d’évaluer la réponse au traitement dans les 48 heures suivant l’injection. Si les signes cliniques de maladie respiratoire persistent ou augmentent ou en cas de rechute, le traitement doit être changé en utilisant un autre antibiotique jusqu’à ce que les signes cliniques disparaissent.
Ovins
Une injection unique par voie intramusculaire de 2,5 mg de tulathromycine/kg de poids vif (équivalant à 1 mL de médicament vétérinaire/40 kg de poids vif) dans le cou.
Afin de garantir une posologie appropriée, le poids vif de l’animal doit être déterminé aussi précisément que possible. Pour les flacons multidoses, il est recommandé d’utiliser une seringue automatique afin de limiter le nombre de percements du bouchon. Le bouchon des flacons de 50 mL et 100 mL peut être percé en toute sécurité jusqu’à 52 fois. Le bouchon des flacons de 250 mL, 500 mL et 1 000 mL peut être percé en toute sécurité jusqu’à 80 fois.
Chez les bovins, à des posologies trois, cinq ou dix fois supérieures à la dose recommandée, des signes transitoires attribués à une gêne au site d’injection ont été observés, notamment une agitation, des mouvements de tête, du grattage du sol et une diminution de la consommation alimentaire de courte durée. Une légère dégénérescence du myocarde a été observée chez les bovins ayant reçu cinq à six fois la dose recommandée.
Chez les porcelets d’environ 10 kg ayant reçu 3 ou 5 fois la dose thérapeutique, des signes transitoires attribués à une gêne au site d’injection ont été observés, notamment une vocalisation excessive et une agitation. Dans le cas d’une injection réalisée dans la patte postérieure, une boiterie a été observée.
Chez les agneaux (âgés d’environ 6 semaines), à des dosages de 3 ou 5 fois la dose recommandée, des signes transitoires attribués à une gêne au point d’injection ont été observés, dont marche en arrière, tremblements de la tête, grattage du site d’injection, coucher et relever, bêlements.
Sans objet.
Bovins :
- Viande et abats : 22 jours.
Porcins :
- Viande et abats : 13 jours.
Ovins :
- Viande et abats : 16 jours.
Ne pas utiliser chez les animaux producteurs de lait destiné à la consommation humaine.
Ne pas utiliser chez les animaux gestants dont le lait est destiné à la consommation humaine au cours des 2 mois précédant la mise-bas.
QJ01FA94.
La tulathromycine est un antibiotique semi-synthétique de la famille des macrolides, issue d’un processus de fermentation. Elle se différencie de beaucoup d’autres macrolides par sa longue durée d’activité qui est en partie due à ses 3 groupes aminés, c’est pourquoi elle fait partie de la sous-classe des triamilides.
Les macrolides sont des antibiotiques qui ont une activité bactériostatique, ils inhibent la biosynthèse des protéines grâce à leur liaison sélective à l’ARN du ribosome bactérien. Ils agissent en stimulant la dissociation du peptidyl-ARNt du ribosome pendant le processus de translocation.
La tulathromycine a une activité in vitro sur Mannheimia haemolytica, Pasteurella multocida, Histophilus somni et Mycoplasma bovis, et sur Actinobacillus pleuropneumoniae, Pasteurella multocida, Mycoplasma hyopneumoniae, Haemophilus parasuis et Bordetella bronchiseptica, les bactéries pathogènes le plus fréquemment rencontrées dans les pathologies respiratoires bovines et porcines respectivement. Une augmentation des valeurs de concentration minimale inhibitrice (CMI) a été observée pour certains isolats de Histophilus somni et Actinobacillus pleuropneumoniae.L’activité in vitro contre Dichelobacter nodosus (virulent), le pathogène le plus communément associé à la pododermatite infectieuse (piétin) chez les ovins, a été démontrée.
La tulathromycine a aussi une activité in vitro contre Moraxella bovis, qui est le pathogène bactérien le plus fréquemment associé à la kératoconjonctivite infectieuse bovine (KCIB).
Le CLSI (Clinical and Laboratory Standards Institute) a déterminé les seuils cliniques pour la tulathromycine vis-à-vis de M. haemolytica, P. multocida, et H. somni d’origine respiratoire bovine, et vis-à-vis de P. multocida et B. bronchiseptica d’origine respiratoire porcine, comme ≤16 μg/ml « sensible » et ≥ 64 μg/ml « résistant ». Pour A. pleuropneumoniae d’origine respiratoire porcine le seuil clinique sensible est déterminé comme ≤64 µg/ml. Le CLSI a également publié des concentrations critiques cliniques pour la tulathromycine basées sur la méthode de diffusion sur disque (document CLSI VET08, 4e édition, 2018). Aucune concentration critique clinique n’est disponible pour H. parasuis. Ni l’EUCAST, ni le CLSI n’ont développé de méthode standard pour tester la sensibilité des agents antibactériens vis-à-vis des espèces de mycoplasmes vétérinaires et donc aucun critère d’interprétation n’a été déterminé.
La résistance aux macrolides peut se développer par des mutations dans les gènes codant pour l’ARN ribosomal (ARNr) ou certaines protéines ribosomales ; par modification enzymatique (méthylation) du site cible de l’ARNr 23S, donnant généralement des résistances croisées avec les lincosamides et les streptogramines du groupe B (résistance MLSB) par inactivation enzymatique ou par efflux des macrolides. La résistance MLSB peut être constitutive ou inductible. La résistance peut être chromosomique ou plasmidique et être transférable si elle est associée à des transposons, des plasmides, des éléments intégratifs et conjugatifs. De plus, la plasticité du génome de Mycoplasma est renforcée par le transfert horizontal de gros fragments chromosomiques.
En plus de ses propriétés antimicrobiennes, la tulathromycine a montré des actions immunomodulatrices et anti-inflammatoires dans des études expérimentales. Dans les cellules polynucléaires neutrophiles (PNN) des bovins et des porcins, la tulathromycine favorise l’apoptose (mort cellulaire programmée) et la clairance des cellules apoptotiques par les macrophages. Cela induit une diminution de la production des leucotriènes B4 et CXCL-8 médiateurs pro-inflammatoires, ainsi que la production d’un médiateur lipidique, la lipoxine A4, qui favorise la résolution de l’inflammation.
Chez les bovins, le profil pharmacocinétique de la tulathromycine suite à une administration unique sous-cutanée d’une dose de 2,5 mg/kg de poids vif se caractérisait par une absorption rapide et importante suivie d’une large distribution et d’une lente élimination. La concentration plasmatique maximale (Cmax) est d’environ 0,5 µg/mL et est atteinte environ 30 minutes après l’administration (Tmax) Les concentrations de tulathromycine dans l’homogénat de poumon étaient considérablement plus élevées que dans le plasma. Une grande accumulation de la tulathromycine dans les neutrophiles et les macrophages alvéolaires a été très clairement démontrée. Cependant, la concentration de la tulathromycine in vivo au site d’infection du poumon n’est pas connue. Les pics de concentration étaient suivis d’une diminution lente de l’exposition systémique avec une demi-vie (T½) d’élimination apparente de 90 heures dans le plasma. La liaison aux protéines plasmatiques est faible, environ 40 %.
Le volume de distribution à l’état d'équilibre (VSS) déterminé après administration intraveineuse est de 11 L/kg. La biodisponibilité de la tulathromycine après administration sous-cutanée chez les bovins est approximativement de 90 %.
Chez les porcins, le profil pharmacocinétique de la tulathromycine suite à une administration unique intramusculaire d’une dose de 2,5 mg/kg de poids vif se caractérisait aussi par une absorption rapide et importante suivie d’une large distribution et d’une lente élimination. La concentration plasmatique maximale (Cmax) est d’environ 0,6 µg/mL et est atteinte environ 30 minutes après l’administration (Tmax) Les concentrations de tulathromycine dans l’homogénat de poumon étaient considérablement plus élevées que dans le plasma. Une grande accumulation de la tulathromycine dans les neutrophiles et les macrophages alvéolaires a été très clairement démontrée. Cependant, la concentration de la tulathromycine in vivo au site d’infection du poumon n’est pas connue. Les pics de concentration étaient suivis d’une diminution lente de l’exposition systémique avec une demi-vie (T½) d’élimination apparente de 91 heures dans le plasma. La liaison aux protéines plasmatiques est faible, environ 40 %. Le volume de distribution à l'état d'équilibre (VSS) déterminé après administration intraveineuse est de 13,2 L/kg. La biodisponibilité de la tulathromycine après administration intramusculaire chez les porcins est approximativement de 88 %.
Chez les ovins, lors d’une administration unique de tulathromycine par voie intramusculaire à la dose de 2,5 mg/kg de poids vif, le profil pharmacocinétique de la tulathromycine a atteint une concentration plasmatique maximale (Cmax) de 1,19 µg/mL en 15 minutes environ (Tmax) suivant l’administration, avec une demi-vie d’élimination (t1/2) de 69,7 heures. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques était environ de 60-75 %. Le volume de distribution à l’état d’équilibre (Vss) après administration intraveineuse était de 31,7 L/kg. La biodisponibilité de la tulathromycine après administration intramusculaire était de 100 % chez les ovins.
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament vétérinaire ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments vétérinaires.
Durée de conservation du médicament vétérinaire tel que conditionné pour la vente : 2 ans.
Durée de conservation après première ouverture du conditionnement primaire : 28 jours.
Flacons verre : Ce médicament vétérinaire ne nécessite pas de conditions particulières de conservation.
Flacons polyéthylène haute densité : À conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
Flacon verre type I transparent
Flacon polyéthylène haute densité
Bouchon bromobutyle type I
Capsule aluminium
Ne pas jeter les médicaments dans les égouts ou dans les ordures ménagères.
Utiliser les dispositifs de reprise mis en place pour l’élimination de tout médicament vétérinaire non utilisé ou des déchets qui en dérivent, conformément aux exigences locales et à tout système national de collecte applicable au médicament vétérinaire concerné.
NORBROOK LABORATORIES (IRELAND) LIMITED
FR/V/5248413 1/2020
Boîte de 1 flacon verre de 50 mL
Boîte de 1 flacon verre de 100 mL
Boîte de 1 flacon verre de 250 mL
Boîte de 1 flacon verre de 500 mL
Boîte de 1 flacon plastique de 50 mL
Boîte de 1 flacon plastique de 100 mL
Boîte de 1 flacon plastique de 250 mL
Boîte de 1 flacon plastique de 500 mL
Boîte de 1 flacon plastique de 1 L
Les flacons de 500 mL et de 1 L ne doivent pas être utilisés pour les porcins et les ovins.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
30/04/2020
06/06/2025
Médicament vétérinaire soumis à ordonnance.
Des informations détaillées sur ce médicament vétérinaire sont disponibles dans la base de données de l’Union sur les médicaments (https://medicines.health.europa.eu/veterinary).